La ménopause et le mariage

Bon nombre d’entre nous croient que l’amour est plus fort que tout. Même s’il y a des relations désastreuses parmi nos amis, notre famille et dans les médias, on a tendance à croire que la nôtre sera l’exception.

En réalité, dans notre culture moderne, conserver une relation à long terme est extrêmement difficile. Saviez-vous que le taux global de divorce tourne encore autour de 50 % et que pour les gens de 55 ans ou plus, il est en fait à la hausse? Peu de couples sont prêts à entretenir un mariage dysfonctionnel si cela signifie vivre des années de frustration et de mécontentement. N’oubliez pas qu’aujourd’hui, « jusqu’à ce que la mort nous sépare » peut signifier une très longue période. De plus, moins de gens se marient. Comment comprendre cette tendance culturelle et la manière dont nous pouvons éviter d’en être victimes?

Commençons par reconnaître que l’institution du mariage a considérablement changé au cours des cinquante dernières années. Les pressions religieuses et sociétales n’ont plus le pouvoir de garder les couples ensemble comme c’était le cas auparavant. Le mariage, qui était à une époque le seul moyen de vivre avec un partenaire et de créer une famille, est maintenant simplement une des façons dont les couples atteignent ces buts. De plus, la honte d’un divorce étant maintenant moindre, il est beaucoup plus difficile qu’on le pense de préserver une relation à long terme.

Vu la fragilité des liens qui unissent les couples, il est important de parler des problèmes qui causent de la friction. Cela en surprendra peut-être plusieurs, mais la ménopause en est un. Bien qu’on en parle rarement, on ne peut sous-estimer les répercussions de la ménopause et de ses symptômes sur les femmes, leur partenaire et leurs relations.

Près de 50 millions de femmes en Amérique du Nord sont actuellement en ménopause, et la majorité d’entre elles subissent au moins cinq de ses symptômes. Pourtant, peu en parlent ouvertement à leurs amis, leur famille ou leur médecin. Certaines femmes nient carrément son effet. D’autres la perçoivent comme une faiblesse, un secret honteux à cacher aux autres. Certains symptômes, comme le manque de libido ou la sécheresse vaginale, peuvent être mal interprétés par le conjoint et perçus comme un rejet ou de l’indifférence. D’autres changements sont plus difficiles à comprendre pour les enfants, comme les sautes d’humeur et les pertes de mémoire, ce qui peut être déconcertant pour ceux qui se fient à leur mère comme à une constante inébranlable. On discute de toutes nos préoccupations, des finances à notre carrière en passant par nos beaux-parents, mais quand il s’agit des difficultés causées par la ménopause, on a tendance à souffrir en silence. Il est temps d’affronter cette étape de la vie et d’en parler comme on le fait pour d’autres problèmes relationnels.

Un patient de 43 ans que nous appellerons Steve est venu me voir pour me dire qu’il ne comprenait pas ce qui arrivait à sa femme. Ensemble depuis 20 ans, ils avaient trois enfants et un petit-enfant, et il disait avoir l’impression qu’un interrupteur avait été fermé dans son mariage quand son plus jeune est parti pour le collège. « Je ne comprends plus Marie. Elle faisait fonctionner notre famille; elle travaillait, prenait soin de la maison et des enfants. Maintenant, elle a peu envie de me parler – ni à personne d’autre, d’ailleurs – et quand elle le fait, elle est tellement irritable. Elle a des maux de tête, ne peut dormir. Et oubliez le sexe. Est-ce que c’est parce que la maison est vide ou quoi? Je ne suis pas certain de pouvoir endurer ça encore longtemps. » Je lui ai demandé si elle avait commencé sa ménopause, et il m’a dit : « Comment est-ce que je pourrais le savoir? Elle ne me parle pas. Et je ne suis même pas certain de quoi ça aurait l’air, de toute façon. » C’est là une partie du problème.

Un des problèmes les plus difficiles pour les proches est d’être laissés dans l’ignorance. La famille et les amis émotifs se trouvent à marcher sur des œufs, ne sachant pas à quoi s’attendre. Ceux qui sont moins émotifs s’énervent et s’impatientent. En fait, les symptômes de la ménopause sont si singuliers et incompris qu’il nous est difficile d’expliquer ce que l’on vit.

Prenez Steve. Quand j’ai compris que son mariage était en danger, j’ai demandé à voir sa femme. Comme je m’en doutais, elle se trouvait au milieu d’une dépression assez grave suivant le début de la ménopause. Elle a dit, comme son mari le décrivait, qu’elle avait eu l’impression qu’un grave changement était survenu à 42 ans. « Est-ce que je suis trop jeune pour être en ménopause? », m’a-t-elle demandé. « Ma mère a vécu son “changement de vie” dans la cinquantaine, est devenue déprimée et ne s’en est jamais vraiment remise. Elle est morte d’un cancer dix ans plus tard. » Marie a dit craindre de parler de ses règles qui s’estompaient, pensant qu’on la trouverait vieille. « En plus, dit-elle, je me sentais tellement en colère et méchante, même un peu folle. Je n’ai pas osé dire ce que je pensais à quiconque. » Elle s’est donc éloignée de son mari, ses amis et même ses enfants. « Je voulais les protéger de moi, mais je me sentais vraiment seule. »

Avec le temps, je les ai aidés tous les deux à comprendre ce qui se passait physiquement et émotionnellement, et leur ai expliqué qu’il n’est pas rare que des changements hormonaux commencent à 40 ans, et même plus tôt. J’ai dit à Steve que la ménopause était un processus naturel et non une maladie, que toutes les femmes vivent un ralentissement et finalement l’arrêt de leur cycle de reproduction, et que ce processus peut causer des symptômes comme ceux de Marie.

J’ai souligné l’importance d’apprendre à composer avec ces changements en couple, beaucoup comme ils ont composé avec les changements de mode de vie quand ils se sont mariés ou quand leurs enfants sont nés. Je leur ai rappelé qu’il était probable qu’il leur reste un tiers de leur vie devant eux avec Marie en tant que femme ménopausée, donc il valait mieux apprendre à gérer cet état.

J’ai aussi expliqué que les symptômes peuvent varier d’une femme à l’autre, et que l’expérience de Marie ne serait pas nécessairement semblable à celle de sa mère. Même si sa mauvaise humeur, ses maux de tête, et son manque d’énergie et de libido étaient des symptômes assez courants, les cacher a probablement contribué à leur intensité et à la distance croissante entre eux. Presque immédiatement après leur première séance ensemble, l’intimité s’est améliorée entre Steve et Marie. J’ai recommandé un spécialiste de la ménopause à Marie pour vérifier si elle avait besoin d’un traitement médical supplémentaire pour ses symptômes physiques. Le couple a quitté mon bureau plus proche qu’il l’avait été depuis plusieurs mois.

Les relations à long terme étant si fragiles dans la culture d’aujourd’hui, il est important de porter attention à tous les obstacles possibles qui pourraient menacer leur existence. N’est-il pas temps que vous parliez de vos symptômes de ménopause avec votre partenaire et vos enfants? Pourquoi souffrir seule? La ménopause n’a pas à se dérouler dans la tristesse et la solitude, mais en duo avec d’autres. Vous pourriez être surprise de voir à quel point les gens qui se soucient de vous peuvent être compréhensifs et vous offrir du soutien. Commencez à en parler. C’est un bon début.

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